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Téléphone au volant : ce qui change depuis le 1er mai 2026

Depuis le 1er mai 2026, quatre départements français durcissent la lutte contre l’usage du téléphone au volant. Par arrêté préfectoral, les conducteurs surpris à tenir un smartphone en main peuvent désormais voir leur permis suspendu immédiatement, sans attendre la décision d’un juge. Une mesure forte, qui marque un tournant dans la sécurité routière sans pour autant modifier le Code de la route au niveau national.

L’essentiel en une phrase

4 départements (Charente-Maritime, Pas-de-Calais, Landes, Lot-et-Garonne) appliquent depuis le 1er mai 2026 une suspension immédiate du permis pour téléphone au volant, par arrêté préfectoral, pour une durée de 15 jours à 6 mois.

téléphone au volant au 1er mai 2026

Quels départements appliquent la nouvelle mesure ?

L’extension de la suspension immédiate concerne désormais quatre départements après une phase de test menée dans les Landes depuis novembre 2025, il s’appuie sur l’article L224-7 du code de la route :

  • Charente-Maritime (nouveau au 1er mai 2026)
  • Pas-de-Calais (février 2026)
  • Landes (département pilote depuis novembre 2025)
  • Lot-et-Garonne (février 2026)

Dans les Landes, le bilan du dispositif pilote affiche une baisse de 12 % des infractions liées à l’usage du téléphone au cours des trois premiers mois. Ce résultat encourageant a motivé l’extension à la Charente-Maritime, dont le préfet a publié l’arrêté en avril 2026.

Quelles sanctions concrètes en cas de contrôle ?

Dans ces quatre départements, un conducteur tenant un téléphone en main lors d’un contrôle s’expose à :

  • Une suspension du permis de conduire de 15 jours à 6 mois, prononcée immédiatement par le préfet
  • Une contribution citoyenne de 200 € en Charente-Maritime, reversée à des associations d’aide aux victimes de la route
  • Le maintien des sanctions nationales : 135 € d’amende et 3 points retirés du permis
  • Une immobilisation possible du véhicule sur place

Cette mesure repose sur les pouvoirs du préfet en matière de sécurité routière. Elle ne nécessite pas de modification de la loi au niveau national. Le conducteur reçoit un document de notification précisant la durée de la sanction et les voies de recours auprès du tribunal administratif.

Que se passe-t-il en dehors de ces quatre départements ?

Sur le reste du territoire, les règles nationales restent inchangées. Tenir son téléphone en main au volant constitue une contravention de 4ème classe, sanctionnée par une amende forfaitaire de 135 € et un retrait de 3 points. La suspension du permis reste possible, mais nécessite une décision judiciaire ou préfectorale individuelle, pas une mesure automatique.

Pour le détail complet, consultez notre guide téléphone au volant : règles complètes et sanctions, qui couvre la réglementation nationale, les sanctions par cumul d’infractions, les cas particuliers (oreillettes, kit mains libres, GPS intégré) et les recours possibles.

Et après ?

Plusieurs préfets envisagent de rejoindre le dispositif dans les mois à venir, selon les retours du terrain. Une éventuelle généralisation au niveau national reste à l’étude au ministère de l’Intérieur. En attendant, le message est clair pour tous les conducteurs : tenir un téléphone en main au volant n’a jamais coûté aussi cher.

Si votre permis est suspendu pour 6 mois et plus à la suite d’une infraction, un test psychotechnique sera obligatoire avant la restitution. Réservez votre bilan psychotechnique chez AAAEP, dans l’un des 600 centres agréés du réseau.

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