Dans ce premier épisode du podcast « Plein Phare », Lauryne reçoit Éléonore, une psychologue clinicienne forte de 16 ans d’expérience, spécialisée dans la sécurité routière depuis 2013. Ensemble, elles lèvent le voile sur une étape souvent redoutée : l’évaluation des fonctions cognitives nécessaire après un retrait de permis.
Loin d’être un « piège » ou un examen de « folie », le test psychotechnique du permis de conduire est un outil de mesure scientifique. Comme le souligne Éléonore, il permet de vérifier les aptitudes à la conduite à un « instant T », que ce soit après une infraction ou pour des raisons médicales.
Qu’est-ce qu’un test psychotechnique ?
L’objectif principal est de s’assurer que le conducteur possède les facultés nécessaires pour circuler en toute autonomie et sécurité. Cette évaluation devient obligatoire dans plusieurs cas de figure administratifs :
• Annulation du permis de conduire.
• Invalidation du permis pour solde de points nul.
• Suspension de permis d’une durée supérieure à 6 mois.
Au-delà de l’aspect réglementaire, le test peut avoir une visée médicale, par exemple pour vérifier l’aptitude à la conduite après un accident de la vie comme un AVC ou un traumatisme crânien.
Le déroulement technique de l’évaluation
Le rendez-vous dure généralement environ 40 minutes. Il commence par un entretien clinique pour retracer le parcours du conducteur, ses habitudes et le contexte de l’infraction (vitesse, alcool, stupéfiants). Ensuite, le candidat passe quatre épreuves spécifiques :
| Type de Test | Ce qui est mesuré | Application concrète au volant |
|---|---|---|
| Attention soutenue et partagée | Capacité à se concentrer sur plusieurs flux d’informations. | Garder les mains sur le volant tout en activant son clignotant. |
| Flexibilité mentale | Capacité à jongler entre deux aspects différents. | Gérer simultanément la trajectoire et le passage des rapports de vitesse. |
| Mémoire | Restitution de scènes de sécurité routière. | Identification des panneaux et des dangers immédiats. |
| Gestion du stress | Réactions face à une situation imprévue ou tendue. | Garder son calme dans les embouteillages sans commettre d’imprudence. |
Vaincre l’appréhension : Les conseils de la psychologue
Il est courant que les candidats arrivent avec un stress important, craignant d’être jugés ou de « rater ». Éléonore insiste sur le fait que le psychologue n’est pas là pour sanctionner, mais pour aider à une prise de conscience et évaluer les capacités d’attention et de coordination.
Pour aborder cette journée sereinement, voici les recommandations essentielles de notre experte :
• Le repos : Dormez suffisamment la veille du test.
• L’hygiène : Évitez les excitants comme la théine ou la caféine juste avant le rendez-vous.
• La communication : Ne restez pas avec des zones d’ombre. Posez toutes vos questions au psychologue, qui est formé à la réglementation routière.
• La préparation : Utilisez les outils d’entraînement d’AAAEP pour vous familiariser avec les exercices.
« Le test psychotechnique n’est pas un piège… c’est souvent le début du changement et une forme de reprise en main. » Éléonore, Psychologue.
AAAEP vous propose un outil en ligne pour vous entraînez
L’une des clés de la réussite réside dans la connaissance du matériel. La société AAAEP a développé un module d’entraînement en ligne accessible lors de l’inscription. Cet outil permet de découvrir le type de tests, réduisant ainsi considérablement l’anxiété liée à l’inconnu le jour J.
En complément, une FAQ complète a été élaborée avec l’aide d’Éléonore pour répondre aux questions sur la différence entre suspension et annulation, ou sur les étapes médicales à suivre en préfecture.
Pour approfondir le sujet et écouter les anecdotes marquantes d’Éléonore, comme ce candidat convoqué pour une raison pour le moins inhabituelle, retrouvez l’intégralité de ce podcast sur Apple Podcast, Spotify ou en version vidéo sur YouTube


