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UNECE : La lecture au volant sera techniquement possible dès 2017

La législation change pour ouvrir la voie aux voitures sans conducteur. Lire au volant sera techniquement possible sur autoroute dès 2017. L’organisme UNECE à modifié la Convention de Vienne permettant aux créateurs automobiles d’accélérer le développement des voitures autonomes.

Se laisser conduire par sa voiture ne sera bientôt plus un rêve des œuvres de sciences fiction des années 50, il pourrait devenir une réalité d’ici 2020. C’est dans ce chemin que l’UNECE, qui est attaché aux Nations Unies, souhaite engager l’industrie automobile mondiale. L’United Nations Economic Commission for Europe vient de reformer la Convention de Vienne datant de 1968 qui régissait les règles de circulation routière.

D’après cette convention internationale, un conducteur devait avoir les deux mains posées sur le volant et être le dirigeant de son véhicule. Cependant, face à l’innovation technologique en matière de véhicule autonome, les industriels du secteur plaidaient pour un changement du texte pour pouvoir lancer la voiture sans conducteur. Désormais, les pays signataires de la Convention de Vienne pourront autoriser la libre circulation sur routes ouvertes de véhicules équipés de fonctions de conduite autonome. Jusqu’à maintenant seuls des tests sur routes ouvertes étaient ponctuellement autorisés. Dans le grand Sud, en octobre 2015 le salon mondial sur les systèmes de transports intelligents (ITS) organisé à Bordeaux a ainsi vu une Citroën C4 parcourir 580 km de manière autonome entre Paris et la cité aquitaine.

UNECE :Objectif, zéro accident

Ce qui n’était que des tests va pouvoir devenir la norme. Le nouveau texte de Vienne vient en effet légaliser le système de conduite dit « autonome ». Toutefois, la voiture devra toujours laisser au conducteur la possibilité de contrôler les systèmes, les désactiver et reprendre la main sur l’ordinateur. L’UNECE doit ainsi proposer à partir du mois de septembre les règles qui encadreront cette nouvelle façon de conduire. Elles seront ensuite entérinées par un Forum Mondial sur l’harmonisation des règlements concernant les véhicules au plus tard en 2017. A l’image des avions de ligne, les voitures pourront ainsi basculer en mode « pilotage automatique » sur les autoroutes par exemple mais aussi assurer des fonctions de vigilance comme le maintien de trajectoire afin de ne pas s’écarter de sa voie de circulation par exemple.

Car la sécurité est bien l’une des premières motivations à cette révolution industrielle qui s’apprête à déferler sur le secteur automobile. Selon les experts du secteur, en cas de généralisation de ses fonctions d’automatisation de la conduite, le nombre d’accidents pourrait être réduit de 99%. Le pour cent restant serait imputable soit à des casses mécaniques soit à des problèmes et bugs informatiques. Toutefois, l’introduction de ces nouvelles façons de conduire seront progressive. Il n’est pas envisageable par exemple d’ouvrir tout le réseau routier à ces nouvelles fonctionnalités. Les autoroutes et voies rapides seront certainement les premiers tronçons à pouvoir être éligibles. Reste ensuite à harmoniser le parc mondial de véhicules… une standardisation qui risque bien de prendre des décennies.

Volvo, PSA et Google en avance

Le constructeur suédois Volvo, a promis au public une voiture 100% autonome en 2020, Google a déjà mené ses tests sur les routes du Nevada, Citroën a bardé une C4 de capteurs et radars entre Paris et Bordeaux, le Californien Tesla veut commercialiser sa voiture autonome dès 2018… tous les constructeurs sortent leurs armes pour être les premiers sur ce marché d’avenir. Maintenant que la législation évolue, ils vont accélérer le développement des algorithmes d’apprentissage profond afin que la voiture comprenne les situations complexes et s’insère au mieux dans le flux de circulation.

 

 

AAAEP renseigne sur l'actualité de la sécurité routière et de tout ce qui touche de près ou de loin au monde de l'automobile, de la moto, de la route et des tests psychotechniques. Directeur associé de AAAEP, ma société est experte dans la passation de test psychotechnique dans le cadre de la récupération du permis de conduire en cas de suspension, d'annulation ou d'invalidation et plus généralement de retrait de permis de conduire.

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