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Sécurité routière: plus de radars mais plus de morts

Pour la sécurité routière, 2014 offre un triste bilan: plus de radars ont été installés, mais on déplore également un plus grand nombre de décès sur les routes.

 

La sécurité routière enregistre une augmentation du nombre de morts sur les routes de 5% par rapport à l’année 2013. Si l’on compare le nombre de personnes victimes d’accidents mortels sur les mois de novembre 2013 et 2014, on constate une hausse de 10,7%.

Ces chiffres confortent différents médias et associations dans leur volonté de réduire au plus vite la vitesse maximale autorisée sur les routes nationales à 80 km/h. Une bonne occasion pour les sociétés constructrices de radars de vendre quelques appareils supplémentaires.

Il s’agit donc d’un constat d’échec en ce qui concerne le politique de sécurité routière qui s’est faite de plus en plus répressive au cours de ces dix dernières années en concentrant ces efforts sur la condamnation des auteurs d’excès de vitesse: au 1er décembre les routes françaises dénombrent 2187 radars fixes, 180 véhicules de radars mobiles, 661 radars embarqués, 886 radars pédagogiques, 22 radars discriminants et 91 radars tronçons. dont la présence est justifiée à grands coups de statistiques. A présent, il ne reste plus aux responsables du gouvernement qu’à admettre que cette politique de sécurité routière est inefficace et qu’il est inutile d’installer de nouveaux appareils sur les routes.

radar routier
radar routier

 

Sécurité routière: causes principales de mortalité

Une simple lecture des rapports de l’ONISR (Observatoire National Interministériel de la Sécurité Routière) permet de comprendre que la solution à cette hausse de la mortalité sur les routes se trouve ailleurs. En effet, celle-ci touche principalement les piétons (+15%), les motards (+9%) et les cyclistes (+5%). Le problème se situe donc surtout en zone urbaine, et non sur les routes où la cause principale de mortalité est la fatigue au volant. Contrairement aux idées reçues, la vitesse n’est pas la cause d’accident la plus répandue, et de nombreux facteurs tels que les conditions météorologiques ne sont bien souvent pas pris en compte lors des calculs des statistiques de la sécurité routière.

D’après les chiffres de celle-ci, parmi les principales causes d’accidents sur les routes sont la conduite en état d’ivresse, responsable à hauteur de 30,9% des accidents mortels, puis les excès de vitesse, constatés dans 25% des cas. Ainsi, sur 4000 décès, environ un millier d’entre eux seraient causés par des excès de vitesse. N’oublions pas d’ajouter dans les causes d’accidents mortels la prise de stupéfiants constatée dans 14,2% des décès sur la route en 2012, ainsi que le non-port de la ceinture de sécurité à hauteur de 21%.

On peut également citer d’autres facteurs moins récurrents tels que l’usage du téléphone au volant qui constitue 2% des infractions de l’année 2011, ainsi que le non-respect des distances de sécurité responsable de 6,1% des décès et 16,4% des blessés, ou encore la fatigue au volant (8% des morts) et les obstacles fixes (arbres, glissières, poteaux…) à hauteur de 43% lors d’un accident.

Le plus grand facteur de risque d’accident restant l’être humain, il semblerait que seule l’arrivée sur le marché d’une voiture autonome soit capable de faire réellement baisser le taux de mortalité sur les routes.

mortalité routière
mortalité routière

 

 

 

AAAEP renseigne sur l'actualité de la sécurité routière et de tout ce qui touche de près ou de loin au monde de l'automobile, de la moto, de la route et des tests psychotechniques. Directeur associé de AAAEP, ma société est experte dans la passation de test psychotechnique dans le cadre de la récupération du permis de conduire en cas de suspension, d'annulation ou d'invalidation et plus généralement de retrait de permis de conduire.

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