Abaissement de la vitesse à 80 kilomètres heure sur les routes départementales

Diminution de la vitesse autorisée sur départementale

La vitesse maximale autorisée sur les routes départementales va être abaissée de 90 à 80 Km/h sur recommandation du Conseil National de la Sécurité Routière.

Une diminution de la vitesse réglementaire sur le réseau bidirectionnel, a été débattue en octobre 2013, par les experts du Conseil national de sécurité routière (CNSR). L’objectif de cette mesure est de ramener la vitesse maximale autorisée sur les routes départementale de 90 à 80 km/h afin de combattre la mortalité routière.

Manuel Valls, ministre de l’intérieur, avait proposé d’expérimenter une baisse de la vitesse réglementaire avant la fin 2013. Le but principal étant d’obtenir l’adhésion des usagers, suite à un test qui apporterait la preuve de son efficacité. Ensuite viendra l’abaissement de la vitesse à 80 km/h sur la totalité du réseau départemental.

Passage de la vitesse maximale autorisée sur départementale de 90 à 80 kilomètres par heure
Passage de la vitesse maximale autorisée sur départementale de 90 à 80 kilomètres par heure

Un débat en perte de vitesse

De nombreux débats ont encore lieu entre les partisans de la baisse immédiate des limitations de vitesse,  et ceux prônant la nécessité d’une phase d’expérimentation. Le comité des experts n’a donc pas su se mettre d’accord, menant l’accidentologue Claude Got à refuser de signer le rapport général et à rédiger son propre rapport. Monsieur Got défendrait la première option, qui serait d’appliquer la baisse de vitesse « partout, tout de suite », en modifiant simplement quelques mots dans le code de la route.

Si la nouvelle réglementation en matière de vitesse ne s’applique pas à toute la France, certains usagers pourraient être pénalisés pour avoir roulé à 90 km/h  dans un département et pas dans un autre. Si la vitesse autorisée sur départementale venait à être diminuée, cela nécessiterait au moins une année de travaux.

Une autre option consisterait à identifier les réseaux où l’on observe le plus grand nombre d’accidents mortels. Pour ce faire, il faudrait réaliser un bilan de départ en observant la modification des vitesses moyennes obtenues, puis calculer le nombre de vies épargnées. Ce qui, selon Monsieur Got, est impossible car depuis 2012, l’Observatoire des vitesses de circulation n’a plus fourni de données.

La réponse des automobilistes

L’association 40 millions d’automobilistes se montre fermement opposée à cette réforme. Pierre Chasseray, délégué général de l’association, se montre cinglant: « Je ne choisirai pas entre une mesure stupide et une mesure crétine« . Il en est de même pour la Fédération française des motards en colère « Nous sommes contre la répression, nous privilégions la prévention« , indique France Wolf, membre de la FFMC siégeant au CNRS. De nombreuses manifestations ont eu lieu en avril, contre la réduction de la vitesse et l’installation de nouveaux radars jugés peu efficaces et considérés comme des « pompes à fric« . 

Suite au tollé provoqué par  l’annonce de la réforme d’abaissement de la vitesse réglementaire, le gouvernement fait acte de silence. Le pouvoir public ne semble plus réagir, faisant valoir la désinformation. Différents postes tel que celui du délégué de la sécurité routière, et aussi celui du ministre de l’intérieur après les municipales, se sont vus changer de mains. Ce qui pourrait expliquer la mise à l’écart du dossier.

 

 

AAAEP renseigne sur l'actualité de la sécurité routière et de tout ce qui touche de près ou de loin au monde de l'automobile, de la moto, de la route et des tests psychotechniques. Directeur associé de AAAEP, ma société est experte dans la passation de test psychotechnique dans le cadre de la récupération du permis de conduire en cas de suspension, d'annulation ou d'invalidation et plus généralement de retrait de permis de conduire.

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